Tout le monde est profiteur.
Certain(e)s seulement matériellement, d'autres intangiblement. Comme toute entreprise qui veut se satisfaire et survivre, l'individu veut son bénéfice, un gain de plaisir, c'est humain. La recherche du bonheur, tout ça.
Or, il n'existe pas de législation comptable pour les personnes. Et c'est la que la cupidité humaine s'est autorisé à engranger des plaisirs épicuriens sans accomplissement personnel, c'est à dire à donner de soi à la société pour tous les biens qu'elle nous met à disposition.
La conjoncture actuelle est juste l'iceberg de nos excès de gourmandise sans limites.
Les dossiers de sur-endettement se multiplient dans tous les pays occidentaux. Moi perso, j'ai un peu les boules.
En gros là, plein de pays viennent au guichet de la banque centrale - à l'instar des cas soc' - pour mendier un petit billet pour manger toutes les semaines.
MONDE DE MERDE = exp(NOUS)
Bref, ça pue. Les mentalités sont à la morale, à l'éthique sociétal. Ah oui, et tout le monde est légitime de débattre avant d'avoir prouver quoi que ce soit. JE ME MAAAARRE. "Oui tout m'est dû, ensuite j'irai peut-être bosser, ouais."
L'équilibre économique du passé du type "en Occident c'est la fête du slip made in China" est révolu.
Au milieu du XXème siècle, le made in national avait du bon. Toute la chaîne, du traitement de la matière brute jusqu'à la distribution, tous les profits revenaient à bibi. Puis la concurrence étrangère a fait monter l'automatisation, restructurer les marchés en créant des industries spécialisés jusqu'aux premières délocalisations quand les process commencèrent à ne plus améliorer suffisamment la productivité.
Quelques années plus tard, genre 20 ans, on se retrouve coincé avec des marges minimisées dans tous les recoins...
Or, les investissements soi-disant juteux faits sur des sur-endettements n'ont pas eu le temps d'avoir un retour qu'il a fallu en faire d'autres pour s'adapter aux conditions de marchés changeantes.
Mais il n'y a pas d'issues, pas de puits sans fond. Pas de tiers-monde du tiers-monde (quoique l'Afrique...), les pays en voie de développement de mes chers bouquins d'histoire-géo se retrouvent contraint de vivre en "nationalisant" les avantages à partir desquels les pays du Nord les sucer jusqu'à présent.
Et c'est parti pour le show.
Le show des multinationales qui part à la conquête des marchés financiers pour arriver jusqu'à l'atomisation de ce secteur, s'entremêlant joyeusement avec les banques parfois nationales - profitant de la naïveté de l'actionnariat et du contrôle étatique - ça donne un joli merdier.
Tout le monde est responsable, mais les traders sont devenus nos chefs d'orchestre. En avant la musique.
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